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Pathogénie
et symptômes
Cette pathologie entraine une atteinte de
la couche sensorielle de la rétine contenant les photorécepteurs (cônes
et bâtonnets), ceux-ci dégénèrent progressivement entrainant une perte
de vision nocturne d’abord, puis des troubles visuels diurnes pour
amener à une perte totale de la vision (cécité) entre l’âge de 2 à 8 ans
: on parle alors de forme généralisée. L’atrophie progressive de la
rétine peut se déclarer plus ou moins précocement, de 6 mois à 5 ans, en
fonction des races atteintes. Le chien peut présenter une gêne lors
de passages d’un milieu éclairé à un milieu sombre, une difficulté à
voir dans la pénombre ou la nuit, une moins bonne vision des objets
éloignés (myopie précoce). Les yeux semblent plus brillants et
reflétants, les pupilles sont plus dilatées qu’à la normale et le
réflexe pupillaire à la lumière est très diminué. Il peut se développer
en parallèle une cataracte secondaire (opacification du cristallin).
Comment établir un diagnostic
fiable ?
Il est possible d’effectuer un simple examen
oculaire avec un ophtalmoscope aux vues des signes cliniques
rapportés par le propriétaire lors de la consultation, pour mettre en
évidence l’atrophie rétinienne (examen de fond d’œil annuel pour
confirmer le chien indemne). (Illustration Œil sain / Œil atteint,
examen de fond d’œil).
L’électrorétinogramme
(ERG) qui permet de mesurer l’activité électrique de la rétine et son
bon fonctionnement, permet d’obtenir un diagnostic de certitude.
Il
existe également un test de dépistage génétique,
fiable à 100%, commercialisé depuis 2005 par la Société OPTIGEN et
proposé depuis 2006 par la Société ANTAGENE. Il est réalisable dès la
naissance à partir d’un simple écouvillon buccal (prélèvement de
salive), et réalisé une seule fois. Les résultats sont obtenus sous 4 à 6
semaines (prélèvements expédiés dans un laboratoire aux Etats-Unis).
Pourquoi dépister votre chien ?
Il
est important de pouvoir tester de façon précoce les chiens afin de
pouvoir déceler les individus atteints (porteurs des 2 copies de gènes «
malade ») des individus porteurs sains (porteur d’1 copie de gène «
malade » et d’1 copie de gène « sain »). Ceci afin d’exclure du circuit
de reproduction les individus atteints, donc malades ; et de pouvoir
contrôler les croisements en sélectionnant les reproducteurs. Ceci
ne veut pas dire exclure de la reproduction tous les porteurs sains,
sinon l’appauvrissement génétique des lignées se ferait vite ressentir
au fil des générations. Il convient par contre d’être vigilant sur les
croisements utilisant des « porteurs sains » en les accouplant
uniquement avec des individus « sains » normaux. Ceci permettra donc
d’obtenir des portées de chiots « sains » et « porteurs sains ».
Rappelons que pour s’exprimer cette pathologie récessive a besoin des 2
copies du gène malade (individus portant 1 gène « malade » du père et un
gène « malade » de la mère)
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